Les points
forts de l’aéroglisseur.
Un
aéroglisseur peut circuler avec aisance sur mer, sur
rivière, sur terre, sur glace, sur marécages,
sable,
etc…
En effet, la
technique du coussin d'air
permet de circuler sur toute surface libre d'obstacles incompatibles
avec les dimensions de l'appareil (la largeur en particulier, il faut
que la voie soit "libre") et avec les aptitudes du coussin d'air
utilisé (type de jupe, hauteur du coussin, garde au sol).
Un
aéroglisseur peut passer d'une surface à une
autre sans aucun changement de configuration
Pas de train d'atterrissage à
sortir, pas de
système à embrayer, pas de risque d'oubli,
…
Aucune sensation de secousse ou de changement pour le fret ou les
passagers.
Un
aéroglisseur n’a aucun besoin
d’infrastructures
lourdes telles que port ou piste d’aéroport,
route,
ponton, …
Les infrastructures
nécessitent du terrain,
parfois difficile à libérer. Elles doivent
souvent
être reliées par des moyens (liaisons entre
port-aéroport, aéroport-aéroport,
aéroport-cité). Leur entretien est
coûteux et elles
subissent les conditions climatiques. L'exploitation
d'aéroglisseurs ne laisse presque rien dans la nature, pas
de
constructions lourdes, pas de destructions irréversibles,
…
Un
aéroglisseur est rapide et même très
rapide si les conditions s’y prêtent.
Comparé à des
embarcations
traditionnelles, un aéroglisseur peut tenir des moyennes 4
à 6 fois plus élevées dans des
conditions de
navigation totalement incompatibles avec les coques habituelles.
Un
aéroglisseur n’a pratiquement aucun impact sur la
faune et
la flore aquatique et ne génère pas de vague de
sillage.
Idéal pour
l’utilisation dans des zones
où la nature doit de plus en plus être
préservée. L’absence
d’éléments
dans l’eau réduit les risques de
dissémination
d’espèces non désirables et limite les
impacts sur
les animaux et la flore aquatiques.
Idéal pour ne pas perturber
ou
détériorer les berges, cela permet une
circulation
très près des berges. Peu d’impact sur
les autres
embarcations, risque d’accident réduit.
En
survol
aquatique un aéroglisseur ne présente aucun
«
tirant d’eau » car tout son volume est hors de
l’eau.
Idéal pour aborder les zones
de haut fond en
saison sèche ou pour accoster directement. Un cours d'eau
réputé non navigable est
généralement
utilisable par un aéroglisseur.
Du
fait de
son absence de tirant d’eau, à vitesse
égale, un
aéroglisseur consomme moins de carburant.
L'impact économique et écologique est donc
plutôt
favorable. Sur des fleuves impraticables pendant six mois de
l'année à des embarcations classiques, un
aéroglisseur circule sans entrave. Ainsi par exemple, en R.
D.
du Congo, qui compte plus de 14000 km de voies
réputées
navigables, ce "réseau d'autoroutes des anciens" passe
à
plus de 30000 km pour les aéroglisseurs et est utilisable 12
mois par an.
Un
aéroglisseur décolle et se pose en statique, sans
vitesse initiale.
un aéroglisseur peut donc
venir exactement
là où est le besoin dès lors que la
surface ne
présente pas d’obstacles importants. Il peut se
garer
à l’abri comme un véhicule ou
être
transporté comme un bateau si nécessaire.
Un
aéroglisseur peut se poser sur sa propre structure, tant sur
l’eau grâce à une
flottabilité positive, que
sur terre.
Simplification et
sécurisation des
procédures pour embarquer et débarquer des
passagers ou
du fret, facilitation de la maintenance, économie de place
en
« marina » ou en ponton, …
Un
aéroglisseur n’a pas besoin de moyens lourds pour
sortir de l’eau, il sort par ses propres moyens.
Simplification des méthodes
pour la mise à sec.
Un
aéroglisseur peut s’affranchir des petits
obstacles (selon
sa taille, de quelques centimètres à plus
d’un
mètre).
Simplification de la navigation et
utilisation de
trajets plus cours, impossibles à d’autres types
de
véhicule ou embarcation. Les variations du niveau d'eau sont
sans grande importance.
un
aéroglisseur est moins sujet au roulis et au tangage dans
les remous, selon sa taille et sa technique de coussin.
Amélioration du confort des
passagers.
C’est
un moyen « exotique » et « high tech
» susceptible d’attirer des passagers.
Un petit plus pour le tourisme.
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Les points faibles de
l’aéroglisseur.
En
mer, comme tout autre moyen de surface, un aéroglisseur
craint
la forte houle et les vents forts qui rendent sa
manœuvrabilité délicate.
Toutefois, les gros aéroglisseurs exploités sur
la Manche
pendant 30 ans ont montré leurs larges
possibilités. En
outre, tout autre navire subit les mêmes
éléments.
L’aéroglisseur reste cependant moins sensible
à
l’effet de dérive des courants marins ou fluviaux.
Un
aéroglisseur offre une charge utile relativement modeste
comparée à sa taille.
En effet. Mais cela est souvent
compensé par
sa rapidité (à consommation
énergétique
égale et dans un temps donné un
aéroglisseur
transportera plus de charge), pas ses aptitudes (un
aéroglisseur
peut venir au plus près des chargements, même sans
infrastructure, il peut souvent faire le trajet intégral
sans
avoir à transborder).
Un
aéroglisseur exige un pilote ou équipage
formé spécifiquement à son pilotage.
La formation, certes nécessaire, ne semble pas une
difficulté insurmontable et des compétences
peuvent
être acquises par formation.
Le
bruit des hélices et le souffle provoqué peuvent
parfois être gênants dans certaines utilisations.
Toutefois des améliorations ont été
très
nettes et sont encore réalisables. L’apprentissage
de la
maîtrise de la machine est déterminant. De plus,
le bruit
peut être un avantage dans bien des situations. Un avion ou
un
hélicoptère fera bien plus de bruit. Toutefois,
la notion
de nuisance sonore doit être prise en compte.
Le
coût
d’exploitation est parfois mentionné comme
supérieur à celui d’un flottant
équivalent.
Cependant, la majorité des éléments
pris en compte
sont issus d’exploitations anciennes de machines de
conception
obsolète. De nos jours, l’application des
progrès
technologiques à ce vecteur permet d’en optimiser
le
fonctionnement et l’utilisation. De plus,
l’arrivée
évidente d’un nouveau choc pétrolier va
considérablement faire pencher la balance en faveur des
vecteurs
peu consommateurs de carburant. Les motorisations "diesel" et flex-fuel
ont fait de gros progrès.
Les
coques sont réalisées par des techniques certes
éprouvées mais anciennes
Les petits aéroglisseurs sont fait sur la base de coques en
polyester (PRV) comme les bateaux. Ces coques sont non recyclables,
délicates à réparer en cas de choc,
longues
à fabriquer, difficiles à transporter une fois
terminées.
Les appareils plus grands sont construits selon des techniques
aéronautiques, fiables mais onéreuses. Les plus
récents appareils font appel à des
matériaux
composites et des techniques d'assemblage sophistiquées.
Généralement la taille des coques rend les grands
appareils difficiles à transporter, difficile à
entretenir dans des régions reculées, lents
à
fabriquer.
Les
méthodes de confinement actuelle du coussin d'air ne
tolèrent pas les terrains trop accidentés (trous,
fossés)
En effet, les diverses méthodes testées et
exploitées sur les aéroglisseurs depuis les
années
70 semblent toutes avoir cette lacune.
Les
jupes sont fragiles et s'usent assez vite
Les diverses techniques de jupe utilisées de nos jour sont
de
conception ancienne (au moins 20 ans pour les plus
récentes).
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