Aéroglisseurs
& Ecologie
Les
aéroglisseurs possèdent des
caractéristiques particulières qui leur
confèrent
des avantages écologiques réels.
Un Rappel des aptitudes :
Un
aéroglisseur est un VTS "véhicule
toutes surfaces" qui peut circuler sur :
* Le sol...
* Le sable
* La glace
* La neige
* Les
prairies
* L'eau
* douce
ou salée
* Les vasières
* Les marais
* Les rivières à
faible niveau d'eau
* Les estuaires envasés
Mais aussi
* Un tarmac d'aéroport
* Etc...
En résumé, sur toutes les surfaces ne
présentant
pas d'obstacle ou d'irrégularité incompatible
avec les
aptitudes de son coussin d'air et pour des pentes compatibles avec sa
motorisation et ses organes de commande.
Le passage d'une surface à une autre se fait
directement
sans
avoir à modifier la configuration de l'appareil ni sortir un
organe tel qu'un train d'atterrissage ou rétracter une
hélice, dés lors que la dénivellation
est
compatible avec le coussin utilisé.
Il en ressort les aéroglisseurs n'ont aucun besoin
d'infrastructure lourde, si
gourmande en surface ! Moins de bitume, moins de béton,
c'est autant de
gagné pour la nature !
De plus il n'a pas besoin de "voie navigable" au sens
généralement usité, un fleuve
"naturel", non
dragué, peut lui convenir, quel que soit le niveau d'eau,
tant que la surface
exploitable
est compatible.
En contrepartie, il n'aime pas la
végétation
trop "haute" qui perturbe son
coussin d'air... Donc on l'évite !
C'est encore mieux. Les surfaces favorisant les fuites d'air
à la base du
coussin
sont en général à
fréquenter avec
précaution.
Un
aéroglisseur est VCA "véhicule sur coussin
d'air" :
- aucun contact porteur sur la surface survolée,
pas
d'impact destructif, pouvant conduire à la rhexistasie.
- aucun élément propulsif dans l'eau ou
sur le sol,
faune et flore sont épargnés, pas de bruit
agressif transmis
dans l'eau. On l'oublie souvent, les propulsions aquatiques
produisent un bruit monstrueux (pour l'aquafaune) dans l'eau.
- pas de coque dans l'eau, pas de dissémination
d'espèces ni de relargage d'antifooling ou autres produits,
- pas de vague de sillage (tant
qu'il reste déjaugé, au-dessus de sa vitesse de
libération), donc pas de destruction des berges
même à vitesse soutenue.
- à charge/distance égale, il consomme environ 2
à 3
fois moins qu'une embarcation à déplacement...
C'est autant de CO2 en moins...
En contrepartie, sa propulsion aérienne
génère du bruit pour nos oreilles et pour la
faune non aquatique.
Avez-vous remarquez les animaux aux bords des routes ? Ils sont
familiarisés avec "les bruits" des véhicules.
Cela les prévient du danger et ainsi de nombreuses
collisions
sont évitées.
(sauf pour les animaux trop "lents"
hélas...
évitez-les SVP ! )
En outre des progrès ont été faits et
seront
encore faits sur cet aspect, comme pour d'autres appareils. Cela vient
d'être démontré avec l'A380 qui
exploite des réacteurs d'un nouveau style, moins
bruyants.
De
nos jours, les
aéroglisseurs sont utilisés dans divers domaines :
- loisirs (privé, sur base organisée ou
dans
l'évènementiel),
- plaisance (y compris comme annexe de grands yachts),
- transport - tourisme (transports rapides réguliers ou
occasionnels, randonnées, désertes
d'hôtels, ...),
- transport - fret (fret urgent ou sensible),
- sanitaire - (transports rapides,
sanitaires, evasan, ...)
-
surveillance (écologie, algues vertes,
patrouille aux
frontières, gardes côtes, travaux
en zones
humides, ...)
- travaux spécifiques (études scientifiques,
bathymétrie, environnement, sondages, prise de vues, ...),
- secours et sauvetage (aéroports en zone humide,
inondations,
vasières, glace, grands travaux, assistance aux populations,
...),
- aquaculture, pisciculture, ostréiculture,
riziculture, ...
- traitement (démoustication, nettoyage d'étangs,
dépollution hydrocarbure, ...),
- transport de lourdes charges sans dégrader le sol ou
menacer les
équipements enfouis,
- missions polaires, brise glace sur rivière,
- et pour le sport, dans des compétitions locales ou
internationales ...
Comme tout autre appareil, un
aéroglisseur
présente des limites.
Pour tout projet, nous vous suggérons une analyse
préalable afin de vérifier la
pertinence et le type
d'appareil susceptible de convenir.
* * * * * *
Les
aéroglisseurs et l’environnement
Les
aéroglisseurs sont méconnus d’une
grande partie de
la population. Généralement la connaissance ne
vient que
des opportunités vues ici ou là, à la
télévision, à l’occasion
d’une
compétition ou d’un voyage sur les rares appareils
en
service (Angleterre, Chine, Corée, Japon, Australie,
etc…). En conséquence, les
aéroglisseurs souffrent
de cette situation.
Nous
allons passer en revue quelques arguments qui montrent que les
aéroglisseurs sont indéniablement des
véhicules
écologiques.
Tout
véhicule (tout être vivant aussi) devant se
déplacer devra consommer de
l’énergie. L’aéroglisseur, du
fait du faible
niveau de frottement sur la surface qu’il survole, consomme
peu.
Il n’a pas de carène dans l’eau, donc il
n’a
pas besoin de pousser une énorme masse d’eau pour
avancer.
En effet, grâce au coussin d’air, les frottements
et la
traînée sont réduits au strict minimum,
sur
l’eau comme sur le sol. Un aéroglisseur consomme
nettement
moins que bien d’autres engins à vocation
similaire. De plus, il peut
généralement
bénéficier des évolutions des moteurs
et des
carburants (diester, ethanol, biocarburants, ) et même
envisager
des solutions hybrides.
Ces
aptitudes amphibies lui permettre de transiter directement du sol vers
l’eau et inversement, sans même réduire
son allure
et dans un confort constant. Les grandes infrastructures (canaux,
ports, jetées, etc.) si lourdes de conséquences
sur la
nature, deviennent inutiles. Il est ainsi plus facile de conserver la
situation naturelle d’un lieu qui devient pourtant accessible
sans impact significatif.
Compte
tenu de la faible pression exercée par le coussin,
il n'a pratiquement aucun impact sur
les
surfaces pratiquées – en comparaison : un
humain
applique
entre ~ 200 et 2000 gr/cm2 selon son allure alors qu’un
aéroglisseur applique entre 10 et 40 gr/cm2 selon sa taille
et
quelle que soit sa vitesse. Ce qui est moins qu’une mouette
(quand elle a pied !) .
Les
aéroglisseurs n’ont aucun
élément dans
l’eau (pas de carène, pas
d’hélice). Ils ne
produisent donc aucun bruit subaquatique significatif. Certes, ils
génèrent un bruit dans l’air en raison
de
l’hélice aérienne de propulsion
principalement. Des
progrès en cours ont permis de réduire
sensiblement ce
bruit. Il convient toutefois d’observer plusieurs
détails
intéressants :
-
le bruit ne peut être considéré comme
un polluant.
Le ressenti est comparable à celle d’une
route
passagère, d'une tempète, d'une chute d'eau, ...
-
le bruit peut être très utile ; c’est
pour cela
qu’on équipe les véhicules
électriques de
bruiteur car, trop silencieux, ils sont déjà la
cause de
quelques accidents avec des piétons. C’est aussi
pour cela
qu’on équipe certains véhicules de
sifflets pour
limiter les risques de collision avec les grands animaux dans les
parcours forestiers. Dans le domaine des secours, une victime qui
entend le « bruit » des moyens de secours aura
tendance
à « tenir » avec l’espoir,
-
le bruit aérien se propage moins loin que le bruit
subaquatique, dont les ravages sont assez mal connus.
En
outre, les récents développements ont permis de
gagner
quelques décibels (aviation, ULM, etc…). Pour
les
aéroglisseurs, ces progrès sont au moins
partiellement
transposables et il existe des solutions encore plus efficaces, pour
peu qu’on daigne nous permettre de les tester.
Comparaison Aéroglisseur -
hélicoptère en situation réelle
Un
aéroglisseur présente une structure «
fermée
». Sa coque n’échange rien avec
l’eau, aucun
fluide n’est mis en circulation avec
l’extérieur et,
en cas de fuite dans l’appareil, rien ne peut s’en
échapper (rien ne doit). Les risques de pollutions
aquatiques
sont donc
quasi nuls. Certes, il demeure la consommation de carburant
qui
présente des rejets. Mais la consommation de ce genre
d’appareil étant modeste, les rejets sont
réduits
en conséquence. En comparaison, un aéroglisseur
de 6
places consomme moins qu’un jetski. En outre,
l’aéroglisseur ne provoque aucune perturbation
dans le
milieu subaquatique de faible profondeur, dont on connaît
l’importance pour la faune et la flore.
L’aéroglisseur
ne provoque quasiment pas de vague de sillage. Cela permet de
réduire les risques d’érosion des
berges,
même à vitesse soutenue. En
conséquence, il
convient de noter qu’un aéroglisseur est
exploitable
à bonne vitesse au plus prés des côtes,
sans
perturber les berges, sans risque pour les hauts-fonds. A plusieurs
reprises nous avons constaté l’incroyable
facilité
d’adaptation des oiseaux marins à notre
présence.
Ils comprennent vite notre façon de circuler et finissent
par ne
plus s’écarter que de quelques mètres
de nos
trajectoires. Vous avez probablement observé cela aussi sur
le
bord des routes.
Objectivement, les aéroglisseurs sont dignes du
transport et
de
la mobilité durable. Certes ils consomment de
l'énergie.
Mais globalement nettement moins que toutes les autres solutions
similaires.
Il demeure que si nous n'avions pas besoin de nous
déplacer...
Car la meilleure solution en matière
d'économie
d'énergie est de ne pas en avoir besoin.
De plus, il faut retenir que le pétrole est un produit d'origine 100% naturelle... et qu'il pourrait le rester
(c)
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